Grande distribution : Chez Carrefour-Cora, les raisons de la colère de la CFTC, qui appelle à la grève le 1er avril !

Syndicat majoritaire chez Cora, la CFTC appelle les 17 000 salariés de Cora à débrayer ce 1er avril. Si l’élément déclencheur est le non alignement des salaires avec ceux de Carrefour, les raisons de cette colère sont multiples.

Grande distribution : Chez Carrefour-Cora, les raisons de la colère de la CFTC, qui appelle à la grève le 1er avril

Un résultat opérationnel courant négatif de 120 millions d’euros

C’est le refus de Carrefour d’aligner les salaires qui a déclenché l’appel à la grève et à des débrayages dans tous les hypermarchés ex-Cora pour le 1er avril. Lors des dernières négociations annuelles obligatoires (NAO), Carrefour a certes proposé une augmentation générale de 1,3%, mais « cela ne permet pas de combler l’écart, cela continue de creuser les inégalités », poursuit Cyrille Lechevestrier.

En cause également, l’absence d’intéressement et de participation, due à un résultat opérationnel courant (ROC) négatif de 120 millions d’euros pour les anciens Cora et Match. Ce que Carrefour avait souligné dans la présentation de ses résultats annuels en février dernier. Or, cumulé à l’amortissement et au coût de location, le ROC doit atteindre 0,20% du chiffre d’affaires TTC pour que l’intéressement collectif soit déclenché. Joint par LSA, Carrefour met en avant une prime de partage de la valeur de 230 euros bruts, la prolongation de la remise sur achats de 12% jusqu’en mars 2027, la mise en place des CESU et la revalorisation de la prime de vacances.

Dégradation des conditions de travail

De son côté, le syndicat majoritaire pointe aussi la dégradation des conditions de travail. « Nous manquons de matériel. Pendant longtemps, nous avons aussi manqué de produits, ce qui a eu un impact négatif sur les opérations « gros volumes » », indique Cyrille Lechevestrier. Or, ces opérations promotionnelles, quatre par an, peuvent représenter jusqu’à 25% du chiffre d’affaires d’un magasin.

Celui-ci est inquiet sur le devenir des 57 hypermarchés ex-Cora. « La direction nous a confirmé avoir étudié la cession d’une dizaine de magasins. » La mise en location-gérance de certains pourrait aussi être annoncée. Les effectifs de Cora ont également baissé, après trois plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), sur le siège, la centrale d’achats Provera et la logistique. Au total, cela concerne autour de 400 salariés.

Source : LSA

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